
SMOP : ces quatre lettres remplacent désormais officiellement le terme SOPK, utilisé depuis des décennies pour désigner le syndrome des ovaires polykystiques. Ce changement de terminologie a été présenté lors du Congrès européen d’endocrinologie à Prague et publié dans The Lancet, après quatorze années de concertation internationale entre chercheurs, médecins et associations de patientes.
En adoptant un nom plus précis : syndrome métabolique ovarien polyendocrinien, la communauté scientifique espère améliorer la compréhension, la prise en charge et la reconnaissance de cette pathologie encore trop méconnue et qui touche plus de 170 millions de femmes dans le monde. Voici tout ce que vous devez retenir sur le SMOP.
Depuis le 12 mai 2026, le SOPK porte officiellement un nouveau nom : SMOP, pour « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien ».
Le terme « métabolique » met en lumière les liens fréquents avec la résistance à l’insuline, la prise de poids ou encore le risque accru de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Le mot « polyendocrinien », quant à lui, rappelle que plusieurs hormones sont impliquées dans le syndrome, bien au-delà de la seule fonction ovarienne.
Loin d’être un simple détail de vocabulaire, cette nouvelle appellation vise à mieux refléter la réalité d’un syndrome complexe et favoriser une approche médicale plus globale et multidisciplinaire.
Établi en 1935 par les gynécologues Stein et Leventhal, le nom « syndrome des ovaires polykystiques » était jugé trompeur depuis de nombreuses années par les spécialistes. Contrairement à ce que laisse penser l’ancien sigle, les femmes atteintes ne présentent pas forcément de véritables kystes ovariens. Les structures visibles à l’échographie correspondent en réalité à des follicules immatures bloqués dans leur développement.
« Ce que nous savons maintenant, c’est qu’il n’y a en réalité aucune augmentation des kystes anormaux sur l’ovaire, et que les diverses caractéristiques de cette affection étaient souvent sous-estimées », explique la professeure Teede dans un communiqué.
Cette confusion terminologique a longtemps entretenu des idées fausses autour de la maladie, retardant parfois le diagnostic et limitant la prise en charge à la seule dimension gynécologique.
« Il était déchirant de constater le diagnostic tardif, la sensibilisation limitée et les soins inadéquats prodigués aux personnes atteintes de cette maladie négligée », ajoute-t-elle.
Or, le SOPK, désormais SMOP, est aussi un syndrome endocrinien, métabolique et inflammatoire pouvant affecter la fertilité, la peau, le poids, la santé mentale ou encore le sommeil.
Le SMOP et le SOPK désignent exactement le même syndrome. Si vous avez reçu un diagnostic de SOPK avant le 12 mai 2026, il reste entièrement valable : inutile de reprendre un bilan ou de redemander une consultation pour le confirmer.
Cependant, bien que le changement de nom soit officiel depuis le 12 mai 2026, une période de transition de trois ans est prévue pour permettre aux professionnels de santé, aux institutions et aux chercheurs du monde entier de basculer vers le nouvel acronyme. Une campagne de sensibilisation mondiale accompagnera ce déploiement progressif, jusqu'à l'intégration définitive du terme SMOP dans les recommandations internationales en 2028.
Première cause d'infertilité féminine dans le monde, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien touche une femme sur huit et reste pourtant sous-diagnostiqué dans près de 70 % des cas. En adoptant une appellation qui reflète enfin sa nature métabolique, hormonale et systémique, la communauté scientifique franchit une étape historique et décisive pour améliorer le parcours des femmes atteintes.
Un signal fort, aussi, pour toutes celles qui ont erré des années avant d'obtenir un nom sur leurs symptômes. Parce que bien nommer une maladie, c'est déjà mieux la soigner et transformer concrètement le quotidien de celles qui vivent avec le SMOP.

Qui suis-je ?
Je suis Camille Bonnin, sophrologue et micronutritionniste, formée dans la santé environnementale et spécialisée dans le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
En tant que personne vivant également avec le SOPK, je comprends profondément les défis associés à ce syndrome.
Mon expertise me permet d'accompagner et de soutenir efficacement celles qui en souffrent.
"Avec les bons outils et les bons conseils toi aussi tu peux t'en sortir !"
Tu le sais, le SOPK représente un défi quotidien de taille.
Mais écoute-moi bien : tu as le pouvoir de le surmonter.
J'ai personnellement relevé ce défi avec succès, et je suis convaincue que toi aussi, tu en es capable, avec la bonne méthode.
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